L’hystérie du diesel

3 août 2018

La plus récente génération de moteurs diesel produit d’excellents résultats!

La fin du diesel : justifiée ou pas ?

Les voitures diesel sont devenues bien moins populaires qu’avant. En Europe, durant l’année 2017, la vente de voitures diesel a chuté de 8%. Après la révélation du scandale Volkswagen, le consommateur a tourné le dos à sa voiture diesel. A travers sa lutte pour l’amélioration de la qualité de l’air, le gouvernement joue également un rôle en augmentant les taxes sur les voitures diesel. Cette aversion est-elle justifiée? Ou ne devrions-nous pas plutôt prendre en compte les résultats brillants de la nouvelle génération de moteurs diesel ?

Ces dernières décennies, les voitures diesel n’ont pas été de très bons élèves en ce qui concerne le rejet de particules fines. Ces émissions néfastes provoquent des infections des voies respiratoires, le cancer et auraient également un lien avec les crises cardiaques. En revanche, le moteur diesel est plus performant en termes d’émissions de CO2 que le moteur à essence. Par kilomètre parcouru, il émet 20% de CO2 en moins qu’une voiture à essence comparable.

Bon pour les finances publiques

Les mensonges de certains constructeurs automobiles quant aux valeurs d’émissions des voitures diesel ont ruiné leur réputation. Les constructeurs automobiles Toyota, Nissan et Suzuki ont vu la tournure que les évènements prenaient et ont cessé de vendre des voitures diesel en Europe. Pas étonnant que le consommateur ait commencé à poser des questions sur la valeur de revente de son ancienne voiture diesel.

Le gouvernement alimente encore cette incertitude en augmentant les taxes et en éliminant l’avantage de prix dont les conducteurs de voitures diesel ont bénéficié pendant des années. Des villes comme Londres, Rome, Paris, Athènes, Madrid et Mexico, mais aussi Bruxelles, Anvers et Gand éliminent le moteur diesel de leur centre. A partir de 2021, l’Europe nous sanctionnera lourdement si nous n’atteignons pas la norme d’émission moyenne de 95 grammes de CO2 par kilomètre.

Séparer le bon grain de l’ivraie

Dans cette situation compliquée, la voiture diesel continue à bien se vendre dans le segment des véhicules utilitaires. Le système fiscal y est toujours favorable car il est calculé sur les émissions de CO2 pour les entreprises et les conducteurs. Ce système est loin d’être le même, même si la perspective d’une technologie diesel innovante est en marche. La dernière génération de moteurs diesel peut produire des résultats brillants en matière d’émission de particules et d’oxydes d’azote. Les fournisseurs de technologie diesel sont convaincus qu’ils maîtrisent complètement ce problème, sans que la voiture ne doive coûter plus cher

Les coupables sont donc les voitures diesel avec des moteurs anciens qui, aujourd’hui encore, roulent sans filtre à particules ! Le gouvernement devrait pouvoir imposer à ces voitures de quitter notre parc automobile au plus vite ! Cela nécessite un examen approfondi des lois, des règlementations et de la fiscalité.

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